Notre histoire : pourquoi nous avons créé un lit de bureau pour chat
Tout a commencé par un chat couché sur le clavier
Mon chat s'appelle Garfield. Il pèse 4,2 kilos et il a décidé, très tôt, que mon bureau lui appartenait.
Pas le fauteuil. Pas le rebord de la fenêtre, pourtant ensoleillé. Le clavier. Exactement le clavier, au milieu de la phrase que j'étais en train d'écrire, avec cet air parfaitement tranquille des chats qui savent qu'ils ne seront pas grondés longtemps.
J'ai fait ce que tout le monde fait. Je l'ai déposé au sol. Il est remonté. Je lui ai acheté un panier pour chat. Puis un deuxième, au cas où le premier ne lui plaisait pas. Ils ont coûté sept francs cinquante pièce et ils n'ont rien changé du tout : il y dormait la nuit, et retournait sur mon clavier dès que je m'asseyais.
Pourquoi un chat vient toujours se coucher sur le clavier
Un matin, en le repoussant pour la quatrième fois, j'ai arrêté de voir un chat pénible et j'ai vu un chat qui demandait quelque chose.
Il ne cherchait pas un endroit où dormir. Il en avait dix.
Il cherchait à être là où j'étais.
Un clavier, pour un chat, c'est trois choses à la fois. C'est chaud, parce que l'ordinateur dissipe sa chaleur. C'est en hauteur, ce qui rassure son instinct d'observation. Et surtout, c'est le centre exact de votre attention. Chasser son chat du bureau ne fonctionne jamais très longtemps, parce qu'en le chassant, on lui donne précisément ce qu'il était venu chercher.
Le problème n'a jamais été le chat sur le bureau. Le problème, c'est qu'il n'avait nulle part où être près de moi sans être sur moi.
Pourquoi les paniers et les arbres à chat ne règlent pas le problème
Alors j'ai cherché ce qui existait pour un chat en télétravail. Des hamacs à ventouses pour la fenêtre : à l'autre bout de la pièce. Des arbres à chat : magnifiques, et tout aussi loin. Des coussins chauffants posés au sol : encore au sol.
Tout ce qui existait proposait la même chose au chat — un très bon endroit, ailleurs. Rien ne proposait le seul endroit qui l'intéressait vraiment : juste à côté, à portée de main, à hauteur d'yeux.
À trente centimètres.
Trente centimètres : l'idée derrière Le Secrétaire
C'est devenu notre mesure. Pas un meuble de plus dans la pièce, pas un accessoire pour éloigner l'animal : un lit pour chat fixé au bord du bureau, trente centimètres au-dessus du plateau. Assez près pour qu'il vous voie, assez à l'écart pour que vos touches redeviennent des touches.
Nous l'avons appelé Le Secrétaire. Parce qu'il tient le poste avec un sérieux absolu, et qu'il dort pendant les réunions.
Ce que nous refusons de vendre
Le premier modèle que nous avons reçu, je l'ai fixé à mon propre bureau et testé jusqu'à vingt kilos. Garfield y a dormi tous les jours, sur le dos, la tête dans le vide.
Au bout de quelques semaines d'usage normal, la soudure a lâché.
Personne ne l'a su, parce que nous ne l'avions pas mis en vente. Nous avons repris la recherche ailleurs, avec un cahier des charges plus dur : une structure sans point de rupture, une fixation par pince qui ne demande pas de percer votre bureau, et des chiffres de charge que nous vérifions nous-mêmes avant de les écrire.
C'est plus lent. C'est la seule manière honnête de vendre quelque chose qui sera suspendu au-dessus de la tête d'un animal de quatre kilos.
CattNook, une marque suisse née d'un clavier occupé
Nous ne fabriquons pas des accessoires de bureau. Nous fabriquons trente centimètres de distance — le strict minimum pour travailler, le strict maximum qu'un chat accepte de vous laisser.